Le village de Bidon
L'origine du nom n'est pas clairement déterminée...
Pour certains, elle viendrait du patois ou du provençal lou bidoun qui signifie le réservoir où endroit où l'on trouve de l'eau, en effet, le village est le seul endroit ou l'on trouve de l'eau en permanence sur le plateau calcaire, lors de la francisation ce nom aurait donné Bidon.
Pour d'autres, c'est au milieu du XIIIe siècle que l'on mentionne l'existence d'un château (castrum) aujourd'hui disparu, qui appartenait à la puissante famille des Balazuc en latin Baladuno d'où proviendrait le nom de Bidon.
Si la dénomination du village reste floue, celle de ses habitants l'est autant et reste également sujet à controverses Bidonnais, selon certains Bidonniers, selon d'autres, le conflit, très amical, n'est toujours pas tranché...
Bidon est situé à flanc de colline, en bordure d'un poljé (Dépression argileuse à fond plat fermée par des versants rocheux), seul endroit cultivable à des kilomètres à la ronde. Les bâtisses en pierres au tuiles romaines sont parcourues par des ruelles étroites, témoin de son passé moyenâgeux.
L'église actuelle qui surplombe le village, au dessus des maison, ne serait datée que du XIXème siècle, aurait-elle été rebâtie sur les fondation d'un édifice religieux plus ancien ?
Epoque médiévale
L'histoire du village est imprécise, et du passé médiéval on ne trouve que quelques bribes...
Son origine est ancienne et paraît liée aux seigneurs de Balazuc, proche des comptes de Toulouse. C'est une ancienne Maison du Vivarais connue par sa filiation de nobles et de puissants seigneurs.
On trouve, à la fin de l'an 1070, Girard de Balazuc en latin Baladuno seigneur de St Montant et de Larnas. Son fils, Pons de Balazuc, fier chevalier, prit part à la première croisade et fut tué au siège de Tripoli en 1099, il relatera son épopée dans ses mémoires : Historia Francorum qui Ceperunt Jérusalem.
De la dysnastie des Balazuc, la plus connue localement est Dona Vierna de Baladuno (Dame Vierne de Balazuc), bienfaitrice de la ville de Bourg-Saint-Andéol, la puissance et l'influence de cette famille s'exercera sur cinq siècles.
Mais, à la suite d'innombrables conflits du XIIIe au XVe siècle, elle décroît fortement...
Vers l'an 1490, une nouvelle Maison : les Chateauneuf-Randon, seigneurs de St Remèze et de Bidon apparait. Au environ de 1620, on retrouve une armoirie au nom de Vincent ou Vicens de Bidon et de Mazade, Olivier de Vincens, seigneur de Bidon, était co-seigneur de Saint-Marcel-d'Ardèche.
Après une longue suite d'actes et d'alliances, la branche des Vincens s'éteint.
Les guerres de religions et le Prostantisme
Elles sévissent de la moitié du XVIe siècle à la révolution de 1789. Au début, les village du plateau sont épargnés par ce conflit cultuel, mais la violence des grands bourg se retrouve localement.
En bas vivarais, les habitants sont tiraillés entre le diocèse de Viviers catholique d'une part, et les huguenots (Protestants) et camisards cévenols d'autre part. Les villages sont pris et repris par chaque camp, l'édit de Nantes en 1598 procure une alcamie passagère, mais c'est seulement en 1789 et la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen que la liberté de pensée est reconnue.
La seconde guerre mondiale
En 1942, les troupes allemandes occupent la zone libre, en 1943 qu'elles cherchent des sites militaires stratégiques en basse Ardèche.
Elles trouvent sur la commune de Bidon, à la plaine d'Aurèle, un site idéal pour l'installation d'une station radar d'de détection des avions alliés remontant d'Afrique du Nord. Les habitants de Bidon, Gras et St Remèze sont réquisitionnés avec chevaux et citernes pour transporter l'eau. La résistance s'organise. En juillet 1944 les maquisards ont l'intention de détruire la base radar, hélas, sans succè Avec la débâcle, les allemands quittent le site en l'incendiant. Actuellement il ne reste que des socles en béton.
Evolution de la population de la commune
En 1793 la population du village comptait 119 habitants. En 1861, 200 âmes vivaient à Bidon puis, à partir de cette date, le village se vide doucement de ses habitants pour atteindre en 1962 un minimum de 24 personnes...
Il faut ensuite attendre 2010 et ces 160 habitants pour dépasser la population de 1793
La commune fait partie, dès 1980, du Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche ( S.G.G.A). En 2004 elle participe à la création de l'intercommunalité Du Rhône Aux Gorges de l'Ardèche ( D.R.A.G.A) et y adhère.